11 janvier 2006
Sam Bulte, un conflit d'intérêt évident
Sous: Actualité
Sarmite Bulte, une candidate libérale dans le comté de Parkdale-High Park, est sous les projecteurs depuis que Michael Geist, professeur de loi et éditorialiste, a soulevé, au début du mois, quelques questionnements sur les actions de Mme Bulte. L'histoire ne cesse de prendre de l'ampleur dans le monde médiatique (ce lien est sur Google News, il y a tellement d'articles sur le sujet, je ne peux tous les lister ici).
Pour faire un court résumé ce qu'il en est, Sam Bulte est une des responsables derrière le projet de loi C-60 portant sur la réforme du droit d'auteur au Canada, projet de loi que plusieurs qualifient de pro-industrie (je ferai d'autres articles concernant le bill C-60). Mais le questionnement populaire ne vient pas uniquement de là. En effet, il semble que les campagnes de Mme Bulte ont été grandement financées par l'industrie du divertissement.
De surcroît, une levée de fond prévue pour le 19 janvier doit être tenue par les lobbyistes du droit d'auteur pour supporter Mme Bulte. Aux yeux de la population, ceci apparaît évidemment comme un conflit d'intérêt majeur et soulève des doutes quand à l'éthique de la candidate.
Au cours de la dernière semaine, les réponses de Bulte semblaient simples: elle ne fait rien d'illégal alors ceux qui critiquent ses relations devraient tous la laisser tranquille. Or ce que Mme Bulte semble oublier, c'est qu'il y a une différence entre illégal et immoral ou non-éthique. Pour la citer:
These people have become my friends and I don’t apologize for that
Rob Hyndman critique fortement la position de celle qui espère devenir la nouvelle ministre de l'héritage et du patrimoine:
[...], “these people” are lobbyists, using money, power and access to protect their businesses at the expense of other interests in Canadian society. Surely it’s their job to get close to her, and a home run if they can convince her that they are her ‘friends’. One listens to one’s friends. They seem to have done their job of getting close to her rather well. Is this enough of a sign that Bulte has spent too much time with one side of the issue?
With friends like these, who needs democracy?
Cet article de la Canadian Press résume bien les inquiétudes entourant cette levée de fond.
The event has drawn the attention of several Internet blogs as well as criticism from prominent Canadian historian Jack Granatstein, who says the bash is inappropriate for a politician who could spearhead key changes to copyright law if she's re-elected on Jan. 23.
« I worry when any politician, at any time but particularly in an election time, is given a fundraiser by a lobby group, » said Granatstein, author of more than a dozen books on Canadian politics.
« Politicians should be somewhat more careful than to be seen to be in the pocket of a particular collection of lobbyists on a matter of public importance. »
De plus, si ce n'était pas suffisant, il semble que ces lobbys servent davantage des intérêts corporatifs américains que ceux des artistes canadiens. Fading Ways Record a émis un communiqué de presse très intéressant à ce sujet.
CRIA, via their statistics-heavy press releases, persist on manipulating opinion polls and numbers to claim that they speak for Canadian citizens and the majority of Canadian artists – nothing could be further from the truth. In fact, the interests of intermediaries like CRIA are not the same as the interests of the musicians, songwriters and other creator groups. CRIA can no more legitimately claim to politically represent musicians, than bank owners can claim to represent those who have bank accounts.
Furthermore, CRIA’s boast that they represent more than 95% records produced and sold in Canada is misleading. In fact, they represent the interests of the “Canadian” major labels, who are in fact cultural importers (largely of US acts) rather than exporters of Canadian artists. Very often Canadian artists like Danko Jones have to sign to foreign labels in order to export their own music. CRIA’s close ties to MP Bulte (”they are my friends”, she explained) are questionable and objectionable. Fading Ways Records believes that Canadian Heritage should be controlled by true Canadian cultural interests, not political sell-outs.
Finalement, CBC Radio a interviewé les parties principales dans cette situation. Les entrevues audio (flux audio Real) de Michael Geist et de la membre du Parlement Sarmite Bulte sont un bon moyen de comprendre les positions de chacun.
Bref, cette histoire ne semble pas ralentir. Je vous tiendrez au courant à mesure que les choses évolueront.




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